Un grosse claque dans la gueule. Voilà ce qui est arrivé mercredi lorsque Underwash à joué à L'Agora pour la fête de la musique. Au premier accord, le publique était déjà déchainé, en transe, pogotant de partout. Un peu comme dans ces films où le gars appuie sur la sonnette de la porte et que l'immeuble lui explose à la tête. Ca a été la même chose.

L'Agora, c'est comme ces salles mythiques que chaque artiste rêve de faire un jour, mais ramené à la réalité havraise. L'Agora, c'est déjà une reconnaissance. Le son y est super, y a de la place, bref il faut y avoir joué.

Là c'était de la folie. Certes, la sono y est très bonne mais a quoi bon avoir un écran plasma 200cm et un dolby 15.1 si on regarde une VHS d'Elie Semoun ? Là, c'est la même chose : le groupe à littéralement explosé, faisant découvrir aux fans des petits ajouts dans des compos pourtant éprouvées. On sentait même un petit retour aux origines, lorsque le stress se doit d'être géré avant de monter sur scène, lorsque le doute de satisfaire se faisait légérement sentir. Et là, le miracle s'accomplie.

Présence, assurance, plaisir, Underwash s'est donné à fond. Les habitués ont déjà déclarés ce concert comme étant le meilleur. Ceux qui ne connaissaient pas Underwash seront très certainement là au prochain concert. Et il y a les autres. Hé oui. Ceux qui n'ont pas pu assister au concert. Avec 500 spectateurs, la salle était pleine et de nombreuses personnes se sont vu refuser l'entrée. Ca, c'est un signe.

En un mot comme en cent, c'était le pied, l'éclate totale.

Passons maintenant aux points négatifs, car il y en a.

  • Pas de rappel. En raison d'un retard dans l'organisation et malgrès la demande insistante du publique, le show a été trop court. Marcel s'est vu coupé son micro pour éviter toute tentative de relance. Un comble. Du coup on reste un peu sur notre faim, tellement on aurait voulu que ça continue. Mais bon, on fait avec.
  • C'était à l'Agora. Paradoxalement, le défaut de ce concert, c'était le lieu. Rien à redire sur l'équipement ou la prestation. C'est juste que le lieu ne se prete pas à l'esprit festif habituel d'un concert d'Underwash tel que je les aime. Lorsque le groupe joue dans un bar, comme à la Cafet' ou au Grenier, on arrive, on prend des nouvelles de tout le monde autour d'une bière, on profite du concert et ensuite, ben... on commente le show, on discute de tout, de rien, on rigole, on refait le monde autour d'une bière (ou plus). Bref une ambiance particulière. Là, à L'Agora, c'est pas pareil...
  • Couché tôt. En raison d'impératifs professionnels, n'ayant pas pu avoir une journée de repos jeudi, j'ai du faire profile bas et rentrer me coucher de bonne heure. C'est con, mais c'est la vie, j'aurais bien voulu prolonger cette superbe soirée.

Voilà. Maintenant, il reste plus qu'à attendre la suite et la démo pour septembre...